Ferme familiale sur 12 ha en sau créée en 2009 et installée en montagne (900m) dans le Cantal avec de petits élevages, cultures en traction animale de céréales, houblon et plantes sauvages (PAM) pour concocter des bières et limonades, selon les principes biodynamiques. Phyto-épuration, haies vives pléssée. Auto-construction de nos bâtiments agricoles, travail du sol et débardage en Traction équine. Géobiologie, shiatsu, reiki...
On est toujours en réflexion globale de limiter notre impact environnementale et on a à coeur de développer de manière péreine une agriculture instinctive et harmonieuse avec Dame Nature...
 
Bienvenue dans la ferme de la débrouille avec trois bouts de ficelles!!!
 
Ici, on a longtemps été en traction humaine, et maintenant on utilise le cheval comme tracteur! Notre dos nous dit MERCI!
Mais pourquoi à l'heure du super tracteur sophistiqué? me direz-vous. Tout d'abord, je suis tombée dedans quand j'étais petite! Ma grand-mère avait une ferme en polyculture élevage laitier et élevait aussi des chevaux de selle. Le virus a été transmis à mon père (cavalier expérimenté) qui s'est mis à dresser les jeunes chevaux et par la même m'a appris à monter à cheval! Et toute ma scolarité, j'ai cherché quel métier faire pour travailler à cheval ou avec lui. Mais en vain. J'ai fait une scolarité en lycée agricole dans l'espoir de travailler dans la nature et me permettre d'assouvir ma passion chevaline! Et j'ai fait un btsa en boissons,vins et spiritueux au lycée viticole d'avize. Une autre passion est née à ce moment-là: produire une boisson fermentée en partant de sa matière première, à l'époque c'était le raisin. J'ai adoré mes cours de viticulture et de dégustation, of course!
C'est quand nous avons décidé de devenir agriculteurs que j'ai suivi une formation chez Trait d'Avenir avec Frédéric Carlier. Je pouvais enfin réaliser mon plus vieux rêve: travailler avec un cheval! Je ne connaissais rien aux "gros" comme on les appelle, les chevaux de trait. J'ai appris à "conduire" avec le dialecte afin de dialoguer avec l'animal en travail: yo pour droite, dia à gauche etc. Puis je me suis lancée dans l'aventure d'éduquer mes propres chevaux. Aujourd'hui je travaille avec mon cheval que j'ai éduqué dans la confiance et la complicité. J'adore être au contact de cet être bien vivant! Bien trop vivant parfois!!!
C'est aussi une question de taille de nos parcelles et de dénivelé. Comme je travaille sur de micro-parcelles (quasi toutes les zones de "re-plat"), avec le cheval, on peut commencer à travailler plus tôt la terre (dans l'année) car on limite le tassement du sol. Lui, le cheval, ne glisse pas sur terrains détrempés ou en tous cas il peut s'arrêter quand on lui demande!
Cela me permet de semer différentes variétés de céréales pour la bière principalement. A terme, je souhaite devenir totalement autonome en céréales pour l’ensemble de la ferme. 
Connaissez-vous le blé-potager ou blé jardiné? et bien c'est ce qui me passionne le plus c'est d'adapter des céréales de culture à notre terroir si particulier en aménageant des essais dans le potager en bande entre les houblons ou même des légumes. Je m'intéresse essentiellement aux céréales anciennes, à l'orge bien entendu, mais je suis aussi en réflexion sur l'épeautre et d'autres céréales;

Les cultures sont donc le blé noir (sarrasain), l'orge, l'épeautre, le blé rouge de bordeaux, l'avoine blanche et sont mise en place en fonction du besoin et de l'année. Cette année j'ai semé du seigle biodynamique de chez Paul Keirse, Mouvement de culture biodynamique de Wallonie, et ouai! Merci à nos amis de Malbo!

 

Pour être invité(e) à l'inauguration du
Pub paysan !!